Le 14 décembre 1995, les accords de Dayton mirent fin aux conflits qui faisaient rage en Bosnie-Herzégovine depuis début avril 1992. Déjà présente avant l’indépendance du pays, la France joua un rôle important au cœur des négociations. Aujourd’hui, les relations entre les deux pays perdurent et prennent une dimension culturelle.
Quelques dates clés
Les relations entre la Bosnie-Herzégovine et la France étaient déjà bien entamées bien avant les années de conflit. La France fut tout d’abord présente d’un point de vue politique ainsi que d’un point de vue militaire suite à sa participation au FORPRONU, une action qui se déroula de 1992 à 1995 en vue de rétablir la paix. En 1993, alors que les conflits font toujours rage, la France fut le premier État à prendre l’initiative d’ouvrir une ambassade à Sarajevo. Aujourd’hui, la présence militaire française est moindre, la France ayant notamment retiré les troupes mobilisées en faveur de l’opération EUFOR-Althéa. Cependant, le 29 mars 2010, la France et la Bosnie-Herzégovine ont signé un accord au sujet de la sécurité intérieure du pays.
Des échanges culturels florissants
Si, à ce jour, on peut parler de la présence française en Bosnie-Herzégovine, c’est également d’un point de vue culturel. En 2002, à Sarajevo, un accord culturel et scientifique fut en effet signé par le ministre des Affaires étrangères. Les échanges culturels ont été rendus possibles grâce à l’existence d’établissements comme l’Institut français de Bosnie-Herzégovine, présent à Sarajevo depuis quelques années. Il faut savoir que l’institut dispose de trois antennes qui sont, quant à elles, présentes en province. Sa mission principale est de promouvoir la culture mais également la langue française en Bosnie, notamment par le biais de cours. Des évènements culturels comme les journées de la francophonie où sont organisés des expositions, des concerts (création d’une fête de la musique) ou même des cours de cuisine font également partie du programme de l’institut. Les échanges culturels entre les deux pays permettent bien entendu de soutenir les jeunes artistes ainsi que toutes les manifestations culturelles qui pourraient inscrire la Bosnie-Herzégovine au cœur du monde culturel international.
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